Le droit au logement
mars 12, 2009

Le droit au logement.
Quand, avec à Julien de Jeudi Noir on a discuté de ce droit (au logement) et de ce blog, il a légitimé cet article sur Fenêtre sur Papillon (Art, Culture, Plaisir) en affirmant que le droit au logement est une “notion de plaisir”.
Je suis convaincue, j’écris.
Ce qui pour bon nombre de personnes apparait comme un simple droit primaire, n’est pourtant pas accessible à tous. C’est ce que le collectif Jeudi Noir dénonce. Leurs membres ne sont ni anarchistes, ni révolutionnaires. Ils n’acceptent pas l’aberration propriétaire surtout quand elle fait front à la misère. C’est tout.
C’est tout, c’est cependant considérable. Ces jeunes gens sont capables de vous recenser le nombre de logements vides à Paris, et même de vous faire une jolie petite visite pour vous en mettre plein les yeux. Apparemment, c’est Simon qui s’occupe de ça. Oui, ils sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus soutenu, même par des instances étatiques (quand ils ne dénoncent pas les abus de celles-ci)!
Leur dévouement est honorable, et malheureusement nécessaire. Pourquoi? Parce que des individus n’ont pas les moyens de se loger, à Paris notamment. Le prix des loyers exorbitant, les demandes de garanties hallucinantes (…) font qu’un étudiant, par exemple, ne peut pas toujours se loger, même avec un “job” à côté.
Jeudi Noir essaie de réquisitionner des appartements vides, pour lesquels aucun projet n’est établit, afin de loger des personnes n’ayant pas les moyens. Leur leitmotiv participe à une revendication bien plus importante, le squat n’étant pas un but en soi (oui, oui, je vous assure!), ils requièrent le droit au logement à un prix décent.
Assistés de leur avocate, Florence Diffre, ils luttent contre l’acharnement qui est fait à leur égard. Quasiment constamment en rapport avec la justice, qui rend parfois des décisions incompréhensibles, les squatteurs et ceux qui les soutiennent sont menacés. Comptes bloqués, dommages et intérêt gargantuesques, expulsions sans motif… pas très funky quoi!
N’oublions pas que ce sont eux qui restaurent ces logements au départ insalubres et qui de plus s’engagent à partir au premier lieu d’exploitation.
A l’arrivée de la fin de la trêve hivernale (impossibilité d’être expulsé du 1er novembre au 15 mars), en marge des squatteurs qui ne sont pas concernés par cette trêve, on a d’autant plus peur pour les locataires en difficultés qui pourraient se retrouver à la rue.
Que faire? En prendre conscience, en parler, dénoncer ces pratiques inhumaines, se renseigner… et participer aux buvettes de Jeudi Noir. Autant mêler l’utile à l’agréable!
Pour en savoir plus :
Jeudi Noir
DAL
Macaq
et le Ministère de la crise du logement
